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Roquesérière

ux portes du Tarn, 1ère étape sur le chemin de Saint-Jacques

Roquesérière
La Commune de Roquesérière, en Haute-Garonne, est située dans la zone de côteaux entre les vallées du Girou et du Tarn.

Son caractère essentiellement rural, offre une diversité de paysages particulièrement mis en valeur par un relief de vallons et de plaines, une succession de ruisseaux et de boisements naturels. Le village traditionnel occupe une position en sommet de côteau.  Au Xè siècle, des moines de l’abbaye de Moissac s’installent en ce lieu très proche de la voie reliant Toulouse à Albi et par lequel passe un des tracés du chemin de Saint-Jacques de Compostelle (actuel GR46). Ils défrichent les bois, construisent une église qui est entourée d’une ceinture d’habitations. Plus tard, sur une crête, un fort, logement du baron, est édifié avec tour, bastions et guérites, ainsi qu’un fossé avec un pont-levis pour défendre l’ensemble des constructions.Roquesérière a gardé depuis lors, la forme du castrum. Dès le début du XIIIè siècle, la Seigneurie de Roquesérière relève sans doute des Comtes de Toulouse. En 1271, elle est rattachée à la Couronne, puis s’en trouve bientôt séparée au profit de Raymond d’Alton. Un siècle plus tard, en 1390, elle appartient à Arnaud de Caraman. Dans la seconde moitié du XVIè siècle, Maffre de Janin en est le seigneur, en tant que baron de Roquesérière de la Soulade. Ensuite, la Seigneurie est la propriété des de Clarac dont le dernier devient, en 1782, le Seigneur de Buzet, Bessière, Montastruc, Gémil, Roquesérière et Montjoire. 

Au XVIIIè siècle, le fort est entièrement démoli et les fossés sont comblés. Le château, construit en 1454 par le capitoul Pierre de Nogaret, tombe en ruine et est abandonné par ses héritiers.

L'eglise Saint-Pierre

Sur le territoire de Roquesérière s’élevaient, paraît-il, au XIIIè siècle, 3 églises : l’église de Belmont, dont on ignore l’emplacement, celle de Saint-Salvadou dont il ne reste qu’un vague tertre, non loin du Chemin de Saint-Jacques et l’église Saint-Pierre, que vous dévouvrirez au cœur du village. 

Cette dernière a gardé sa structure romane, en particulier son très beau porche d’entrée datant du second quart du XIIè siècle avec ses voussures surhaussées, ses quatre colonnes adossées, surmontées de chapiteaux représentant des personnages et des motifs floraux. L’église a conservé l’aspect très étroit d’une chapelle alors que le chœur est beaucoup plus large. Le clocher carré, en briques apparentes, composé de trois étages, est percé sur chaque face de fenêtres avec tailloir, et surmonté d’une flèche quadrangulaire qui date de la fin du XVIIIè siècle. Dans le clocher, se trouve une cloche datant de 1724. A l’intérieur, tous les murs, ainsi que les voûtes, sont couverts d’un riche décor de peintures au pochoir et de nombreuses frises polychromées de la fin du XIXè ou début XXè siècle. Au dessus d’un des autels en marbre blanc, une vierge noire à l’enfant date du XIVè. La statue en bois doré de Sainte Anne date du début du XIXè siècle. 

À l’occasion de la Fête de Roquesérière, le 26 juillet, les villageois organisent la traditionnelle procession de Sainte-Anne.

L’ancien presbytère

Maison de briques et galets construite en 1863. Un fronton triangulaire orne la porte d’entrée. A la mort du dernier curé, Louis Madon, en 1993, elle est partiellement rénovée. Une réhabilitation totale est entreprise en 2006 et le service administratif de la Mairie s’y installe. 

L'ancienne école

Bâtiment de briques et galets, l’école est construite en 1883 et abrite aussi le logement de l’instituteur. La mairie prend également place dans le bâtiment et y restera jusqu’en 1959. Depuis 1986, ce bâtiment abrite la garderie et la cantine de l’école maternelle qui lui est contiguë et qui porte le nom de Marthe Tricoire, institutrice de 1936 à 1961.

La Croix du Coq

Il n’est pas courant de voir une croix surmontée d’un coq, hormis en haut d’un clocher où le coq sert de girouette. Le coq est le symbole universel de la lumière naissante puisqu’il annonce, par son chant matinal, le lever prochain du soleil. Dès la plus haute Antiquité, on a tenu le coq en grande estime pour son intelligence et son courage. Grecs et Romains, conquis par sa vigilance et son ardeur l’adoptèrent comme oiseau protecteur. Le coq devint le symbole chrétien de la vigilance et de la prière et surtout le symbole de la résurrection du Christ et de celle de tous les chrétiens. Lorsque la croix est surmontée de l’image de cet animal, elle est parfois appelée «croix du coq», croix de la Passion. Il est probable que cette croix, comme les nombreuses autres croix de la Commune, ait servi d’étape aux processions des rogations au cours desquelles le Curé, accompagné des fidèles et des enfants de chœur, bénissait les terres et les instruments de travail et par des prières, demandait à Dieu une protection contre les calamités telles que sècheresse, inondations et maladies.

Renseignements

COMMUNE DE ROQUESERIERE

 Mairie de Roquesérière :  102, Grande Rue Tolosane, 31380 Roquesérière

Tél : 05 61 84 22 22 | Fax : 05 61 84 66 74
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Jours et horaires d’ouverture :

Lundi et jeudi de 9h30 à 12h et de 16h à 19h30.

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